Quand Franck Cammas constate la mauvaise foi de certains!

3. Oct., 2016

La gifle (page 155-156 du livre de Franck Cammas!

A deux jours de l'arrivée à Pointe-à-Pitre, la victoire se joue entre Laurent Bourgnon et Alain Gautier, il n'y a plus de doute .Marc Guillemot est en retrait ,et je n'ai pas d'autre ambition que de conserver ma quatrième place .Pour une première route du rhum.ca le ferait bien.[...]
Tu peux arrivé au cul de Guillemot[...]Je double Marc Guillemot tombé dans un trou d'air, Mais il repart aussi vite .Sur la fin ,Marc concède du terrain et à l'arrivée , je termine avec 24 minutes d'avance. Après cette belle bagarre au large de Pointe -à -Pitre je mets un point d'honneur à venir saluer mon adversaire .En montant sur Trinitaine , je suis comme un gamin. Un gamin qui va prendre une grande claque dans la gueule
-Il y a un petit hic! moi ,je ne t'ai pas vu arriver. C'est pour cela que je ne t'ai pas contrôlé."
Je suis sonné ,Marc Guillemot soutient qu'il a perdu la troisième place parce que je n'avais pas allumé mes feux de navigation, seulement mon flash en tête de mât. Et donc qu'il ne m'a pas vu. Il dit que j'ai triché.
Mauvaise foi [...] Je présente un témoignage d'un membre du comité de course qui a parfaitement entendu Marc demander à la radio depuis combien de temps j'étais passé devant lui à la bouée de Basse-Terre. Groupama n'avait donc rien d'un vaisseau fantôme. Marc m'a bien vu cette nuit-là."
Marc Guillemot abandonne ensuite sur avarie.
Je ne sais pas pourquoi page 155 , Franck Cammas parle de troisième de la route du rhum, alors qu'il ajoute ensuite page 156 :
"j'ai appris le chavirage du trimaran de Paul Vatine et Jean Maurel. Ils n'étaient pas loin de nous ,entre le Portugal et les Açores.
Confusion peut-être de Patrice Gabard qui a écrit le livre - à moins que ce ne soit moi qui m'embrouille avec les citations de Franck faisant des aller-retour chronologiques sur son vécu!-
Sur le journal de la Transat le classement des multicoques indique bien : Premier: L.Peyron & F.Profit
deuxième : F.Cammas & S.Ravussin,
Ensuite il revient "Du très dur même , au quatrième jour de cette Transat Jacques Vabre 1999.


Groupama arrivera deuxième derrière Loïck Peyron.
Cette Transat Jacques Vabre vit la disparition de Paul Vatine, le chavirage d'Alain Gautier et Jean-Luc Nélias.
Notons que pour cette Transat Le Vainqueur en Monocoques était Thomas Coville & H.Jan Les deuxièmes C.Chabaud & L. Bartissol

27. Sept., 2016

La rencontre!

Je suis véritablement devenu fan de voile à treize ans et, comme les amoureux du rock ou les passionnés de football, je découpe les photos de mes idoles, surtout sur leurs bateaux.[...]Eric Tabarly , je ne l'ai croisé qu'une seule fois sur un ponton. C'était à Bénodet, en 1977 ,juste avant le départ d la transat en double Le havre-Carthagène, une transat qu'il a d'ailleurs remportée avec Yves Parlier sur "Aquitaine Innovation".Ce jour-là, je suis monté à bord pour terminer le convoyage vers le Havre alors que lui s'arrêtait là.
Il est descendu et m'a tendu la main en premier.
Je l'ai saisie sans dire un seul mot ,sans rien laisser paraître de mon émotion.
Pourtant ,c'était un rêve de gosse qui était en train de se réaliser.
J'avais devant moi Eric Tabarly en personne.
Un homme plus petit que je l'imaginais quand j'étais enfant, mais un homme large d'épaule et très impressionnant physiquement.
C'est l'image que je retiens de cette courte poignée de main. Et ces deux mots à mon adresse:
-Bonne chance.
La première victoire que j'ai accrochée ,c'est le Crédit Agricole II de Philippe Jeantot ,lors de sa victoire au Tour de l'Europe en 1985.Une phot prise à l'arrière, où l'on voit le plus grand catamaran de l'époque, vingt et un mètres de long, sur un seul patin.

Comment Franck Cammas découvrit le monde marin!

 

Le visage buriné  d'un homme de près de quatre-vingt ans  nous a projeté un petit film  sur la porte de son garage[...]Un film d'à peine deux minutes  sur une course de bateaux  qu'il avait tourné l'été  d'avant du côté des Sables d'Olonne

Je n'avais jamais vu autant de bateaux d'un seul coup! écrit Franck Cammas , et  ce sont bien  ces images  qui me sont revenues à l'esprit ,quand mon père  m'a demandé quel livre  je voulais  emporter en Italie.Dans la petite librairie  trône  en haut de la pile du rayon "voile"Le Tour du monde de Pen Duick VI.[...]Dès les première pages je découvre une langue étrangère.Portsmouth,Ouessant,Fromveurt ,c'est du charabia pour moi.Un voyage en mer  inconnue,Non seulement , me pose un tas de questions sur la géographie, mais il y a aussi les termes techniques.... incompréhensibles. Je sais à peu près  ce qu'est un mât ,et encore , mais un ketch ou les haubans ,c'est du chimois.

Et les marins sont des gens bizarres.Même le vent,ils lui ont trouvé plein de noms "Nordet

"pour nord-est,"noroît" pour nord-ouest,"suête " pour sud-est " ou encore suroît"  pour Sud-est.

La magie a fonctionné.Mes rêves me transportent désormais sur les vagues de l'océan Indien et dans les tempêts  du Pacifiques Sud avant de franchir le Cap Horn.

Autant de régions du monde dont je ne connaissais pas l'existence avant d'ouvrir ce livre.

Quand je referme  ce livre pour la troisième fois  au printemps  1983 ,je n'ai plus qu'une idée en tête Faire du bateau.

(Franck Cammas ,"J'ai mis les voiles pour gagner")